Poésie

Rubrique de Jagdamina dédiée à la poésie.

30 janvier 2007

La fable de la tonnelle

separateur

"François - Alcool fatal"

Poême tourangeau

separateur

Cette année s'râ point bonne dit le vigneron

Servant à mon verre un godet du beau Chinon.

"L'est point goûteux et fruité comme par l'an passé

L'coule pâs bien su'l palais comme l'autre année".

Mon brave, rétorquai-je serein et bien svelte,

Sans mentir si votre ramage se rapporte

A la couleur du breuvage, "accroche your seat belt" ;

Vous êtes le Phénix des champs en cette sorte.

"Quôi ? J'n'entends point c'que c'est que vous dîtes mon gârs,

Faudrait tantôt qu'vous visiez à m'causer patois".

- Non non vous disais-je, je tiens de source sûre

Hips… que votre nectar est fort bon… je le jure !

"Ah l'ami j'espère bin qu'il est point gâté,

Faudrait-y pâs qu'y vous tenaille l'estomac,

Fit'putain comme un vieux pâté trop avarié

Qui vous reste en bas du gosier avant l'repâs.

Reposez-vous sur vos oreilles, ô paysan

Votre pâté est bon et pour sûr ennivrant… ;

L'on goûte sa robe et sa surface est ellipse…

Pour de bon il coule, je ne peux que dire... hips !

Notre ami chat'lain, s'en revenant en chemin,

Prénommé François sur un vélo harnaché,

Oublia sa règle de bonne conduite en train,

Et laissa bien tranquille un feu rouge oublié.

Rencontrant l'agent Firmin, il tint ce langage :

- Ô Firmin, mon bon flic, je n'ai pas trop fauté

C'est pas moi qui ai grillé le feu du village

Vois-tu… c'est qu'après le coup de minuit sonné

(il était déjà tard et l'homme était au large)...

A minuit… je confonds le rouge et le rosé… !!

Tantôt dans la nuit, lorsque l'agent fut rentré,

Preux François sillonna la campagne et partit,

Tel le vol d'un cormoran filant à l'infini,

Il rencontra un trente-huit tonnes et fut tué...

Moralité de la fable de la tonnelle :

Ne taquine pas le guidon passé minuit,

Et souviens-toi qu'un bon rouge en dessous de l'aile,

Vaut triste fin dans le beau milieu de la nuit…

separateur

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28 janvier 2007

Poême Algébrique.

L'exponentiel d'un logarythme parle aux sens

Comme fraction - zéro sous le numérateur.

Le cube d'un carré est-ce cinq en puissance

Ou l'élévation à un sixième facteur.

Les mathématiques sont outils bien utile

Lorsque la matière à l'esprit doit s'ordonner.

Ils donnent appréciation des sens et du style,

Par la formule des fonctions paramétrées.

L'algèbre traite des ensembles et logiques,

La géométrie du repère et de l'espace.

L'analyse, des fonctions et des symétriques,

L'arithmétique du comptage et de la classe.

C'est ainsi qu'Euclide définit nos repères.

Par la porte des "x", des "y" et des "z".

Pythagore légua forme rectangulaire ;

Thalès un rapport au parallélépipède.

Ô points culminants d'une élégante hyperbole ;

Que devient la raison devant tant de brillance… ?

Vos signes pour moi n'ont plus la fraîche auréole

D'un axe oublié le long de votre tangeance.

La mathématique ne s'écrit plus en vers,

Ô tristes concepts d'un temps passé à l'envers…

deux "x" carré moins trois "y" plus quatre égal douze

sonnent à l’oreille comme un vieil air de Blues...

separateur

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Poême à Claire

Inassiégeable Castillon

L'autre jour je mirai bien la télévision,

Une auteur ma foi digne en prose et apparences,

Se présenta sous la forme d'un Castillon.

Force fut de lui accorder un peu de révérence…

Claire se prénommait la belle en air timide,

Ses pensées semblaient discursives et son ton calme ;

Elle évoqua dans moi l'air d'une belle numide,

réveilla quelques ardeurs et parfums de palme,

Ô belle de la littérature en vogue, oui

Tu connais la rime et ta déviance percluse

S'exprime par le biais d'un talent de "folie" ;

Je crois qu'officiellement tu seras ma muse…

Monte donc avec moi jusqu'au-delà des cieux ;

Tu sais ta place dans ces grands airs envoyée,

Tente par moi de décourager les envieux,

Et gagner un plaisir que je puis t'assurer…

Douce et piquante tu sembles l'être, Ô Claire.

Mais revêche et acide tu peux devenir…

Petit cœur épris d'une tendresse mammaire,

Je puis caresser en ton sein cet Emedir.

Ce poême aujourd'hui travaille à t'appeler,

Sauras-tu répondre à mes avances impossibles,

Quitteras-tu le monument de tes vérités,

Pour rejoindre le pas d'un inconnu plausible… ?

Ton front resplendit devant la douce clarté

De belles paroles que tu veux écarter ;

Les hommes sont sauvages et peu tendres avec toi,

Pas de problème euh… tu seras bien avec moi !

Non je ne puis devenir celui-là courtois

Que tu attends et qu'il te faudra nommer roi.

Trop insignifiant et sans beaucoup de talent,

Je ne puis t'approcher et être ton amant.

Pardonneras-tu ma petitesse, ô princesse,

J'eus voulu faire presse, t'emmener en Grèce,

Faire de toi une belle Aphrodite aux bains

Commercer ton charme avec les dieux palatins ;

Je dois bien raison dompter et me rappeler

A travers ton visage au soleil mordoré

Que la renommée n'est pas ma fidèle amie

Et qu'enfin je ne puis t'accompagner au lit…

Fidèle serviteur de tes grâces en valeur,

Tu peux compter cependant sur quelques fleurs,

Goûter les effets de ma musique futile,

Et rêver les élans de mes muscles hostiles.

Tais-toi Claire tu ne sais pas ce que tu dis

Notre amour est impossible je te le dis…

Un regard de moi je le sais t'eut mis en liesse

Mais vois-tu aujourd'hui… ce n'est pas la kermesse !

Calme ton ardeur ma douce un jour tu m'auras,

Persévère et attends dans l'heure matinale

Ma tendre mansuétude et l'instant de ton glas.

Demain le monde t'offrira sa martingale…

Ô plaisirs courtois d'une si grande épopée,

Protégez pour moi cette belle de Véronne,

Petit Castillon, qu’est tendre la mélopée

Cette ode qu'avec entrain je nous carillonne…

Si jamais tu oses forcer la destinée,

Atteindre le désir d'un jour me rencontrer

06 88 19 44 38

Sera le code de notre entente fortuite.

Songe qu'ainsi je brisai pour toi mon poême ;

Emmenant le bon vers à seize pieds… tu m'aimes ?

separateur

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27 janvier 2007

Ode numérique

Poême Algébrique

L'exponentiel d'un logarythme parle aux sens

Comme fraction - zéro sous le numérateur.

Le cube d'un carré est-ce cinq en puissance

Ou l'élévation à un sixième facteur.

Les mathématiques sont outils bien utile

Lorsque la matière à l'esprit doit s'ordonner.

Ils donnent appréciation des sens et du style,

Par la formule des fonctions paramétrées.

L'algèbre traite des ensembles et logiques,

La géométrie du repère et de l'espace.

L'analyse, des fonctions et des symétriques,

L'arithmétique du comptage et de la classe.

C'est ainsi qu'Euclide définit nos repères.

Par la porte des "x", des "y" et des "z".

Pythagore légua forme rectangulaire ;

Thalès un rapport au parallélépipède.

Ô points culminants d'une élégante hyperbole ;

Que devient la raison devant tant de brillance… ?

Vos signes pour moi n'ont plus la fraîche auréole

D'un axe oublié le long de votre tangeance.

La mathématique ne s'écrit plus en vers,

Ô tristes concepts d'un temps passé à l'envers…

deux "x" carré moins trois "y" plus quatre égal douze

Sonnent à l’oreille comme un vieil air de blues…

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01 janvier 2007

Vertiges nocturnes

Vertiges nocturnes

Ce bon matin l'aube naquit à mes côtés

Caressant mon flanc, butant sur ma dureté ;

Ô tristesse malheur, Eros hanta mon rêve…

Plaçant la belle à genoux, sans répit sans trève.

Ô douce et tendre, pardonne cet écheveau

Que je ne puis tirer qu'au royaume inconscient

Tu rangeas mon glaive d'acier dans son fourreau,

Comprends donc mes voies retordes, désir séant.

Notre nuité sur un cheval à deux sellés

Nous vit combattre enlacés, contrer maints dangers.

Un dragon nous chassa, je lui tranchai la tête ;

En caressant tes hanches et te contant fleurette.

Appuyant un saut, au haut d'un col escarpé ;

La monture haletante et plus bien retenue,

Dans l'air, volant, soudain un vent te mit à nue,

Enchevêtrée sous l'épée d'un vaillant guerrier.

Plus de mille mètres observèrent notre chute,

Envoyés en l'air nous nous serrions dans l'angoisse

Le coeur peuplé de songes tu soutins ma lutte,

Ton regard dans le mien tu glissas vers un spasme.

Le précipice tourbillonnant, jetant glaive,

Vérité et monstre ailé, expurgeant sueur et sève,

Et belle comblée, se dissipa s'évanouit ;

Révéla le guerrier conteur, un bon parti...

Ainsi les rayons d'or, sur mes formes au matin,

Cognèrent à me souvenir la turbulence ;

D'une nuit chevaleresque et tranquille au loin.

Je me rendis au trône, plein de souvenance…

THE END

separateur

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Souffrance

Souffrance

Me voici quitté mais sans grande conviction,

Toujours la pensée revient, futile, une exception

Ce poême aujourd'hui travaille à t'appeler ;

Ô douce es-tu là ? Moi oui, toujours à tes pieds…

Ne m'oublie pas ! Ainsi va ma plainte ici bas

Corrige ta pensée et garde mon visage

Ailleurs sur quelque photo encadrée ci bas

Au moins imprimée sous le seuil de ton garage…

Mon esprit sans cesse se tord et ne trouve refuge,

Que dans l'élaboration de plans et subterfuges…

Comprends-tu le mal que tu instilles en mes nerfs,

Ne peux-tu m'expliquer les raisons de tes airs… ?

A me tordre le foie, la moëlle et le cerveau

J'en deviens vide légume et le cœur meurtri ;

D'où donc as-tu glané que l'insolent bourreau

Vil et muet, futile et froid doit rester ainsi ?

Tu me trompes, me désoles, tu me déchires…

Je n'en puis plus mais que dois-je en moi circoncire

Pour que les portes de ton mutisme s'écartent…

Et m'autorisent à viser le jeu de tes cartes…

Oh je te sais orgueuilleuse, une aimée comblée,

Sans grande confiance tu erres et vas pourtant ;

Es-tu encore ainsi, hésitante et troublée,

Ou as-tu fait ton chemin, inversé les bans…

As-tu celui qu'il te faut, je m'inquiête bien…

C'est pour mon sort que je crains, plus que pour le tien,

Est-il bien s'inquiête–t-il de ce qu'il te faut…

L'aimes-tu es-tu comblée, est-il aussi beau ?

La pluie me désole, au loin doucement elle tombe…

Berce ma mélancolie profond dans l'abîme

Je suis triste de ne pas être dans la tombe…

Pour longtemps au moins je ferai ce rêve ultime.

Le soleil obscurcit ma vie. Un pic doré

Me va par le cœur, brûle mes chairs mordorées

La question non résolue a fini par m'user…

Je meurs essoufflé, cœur saignant, médusé.

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19 décembre 2006

Marushka

Marushka

Longtemps je me suis demandé au fond de moi,

Quel sort idiot m'avait pu apporter à toi

En lisant dans les étoiles notre destin,

J'ai découvert la pluie venue sur mon chemin.

D'où donc as-tu refusé mes sourdes avances,

Etais-je balafré navrant et misérable,

A ce point que tu meurtrisses mon espérance

D'une plainte hostile et par trop peu négociable… ?

Ton regard m'enchantait et la lune était belle,

Sans avoir le béguin j'avais des vues nouvelles…

Pas plus que croire par tes yeux à mon image

Je ne pus t'adresser l'effet de mon langage…

Aujourd'hui je m'interroge et à tout déroge,

Aujourd'hui je me plains et m'égare d'un rien…

As-tu à jamais disparu, sens-tu l'éloge ?

Ou vis-tu paisiblement avec un Vaurien…

Les années n'ont pas tari le beau souvenir

D'un visage qui pour moi était l'avenir,

J'y crois encore, suis allié et demeuré

En cette soirée encore sombre et apeuré,

Puisses-tu ô Marushka t'épanouir en grâces

et taire le désaccord de notre… jeunâsse

Quant à moi, perdu, je pense toujours à toi

Et goûte peu le parfum de la belle aux bois.

Tu fus celle-là que je désirai toujours

Tu seras celle que j'espérerai sans cesse

Plus belle qu'un soleil à l'aurore naissant,

Plus touchante qu'une chatte sur un toit brûlant,

Toi l'astre étincelant qui dès l'aube s'abaisse,

Tu demeures pour moi et en mon coeur toujours.

Dors en moi à jamais, fige-toi dans ces lignes,

Adieu belle des bois, jeune souris lunée,

J'écris ces derniers mots saisi d'une larme indigne,

Seul droit que je puis encore te dérober…

Posté par Obiwankenoby à 18:54 - Marushka - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]